La lèpre, toujours
Chaque année, aux côtés de la fondation Raoul Follereau, le Grand Prieuré participe aux Journées mondiales des malades de la lèpre — fidélité à notre vocation première.
Ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem
Le monde a toujours eu besoin de femmes et d'hommes prêts à servir. Dans le sillage du Christ, certains y répondent — au chevet des plus fragiles, sous la croix verte de Saint-Lazare.
Atavis et Armis — Par nos Aïeux et par les Armes
L'appel
Avez-vous déjà éprouvé le désir de mettre votre vie au service d'une cause plus grande que vous ?
Au fond de certaines vies naît ce désir : celui de faire de son existence un don — donner sa parole et la tenir, se rendre utile à ceux que le monde ne regarde plus. Beaucoup le portent en silence sans lui trouver de nom.
À ce désir, l'Ordre de Saint-Lazare ne répond pas par une idée, mais par une personne : le Christ, qui s'est penché sur les malades et a relevé ceux qui étaient tombés. Servir les plus fragiles, pour un chevalier de Saint-Lazare, c'est Le servir, Lui. C'est de là que naît la vocation.
« J'étais malade, et vous m'avez visité. »Évangile selon saint Matthieu 25, 36
Cet engagement porte un nom
Il est hérité des frères hospitaliers qui, aux portes de Jérusalem, soignaient les lépreux que tous fuyaient. On les appela les chevaliers de Saint-Lazare. Neuf siècles plus tard, leur vocation demeure intacte : louer Dieu, protéger les faibles, servir ceux que le monde a cessé de voir.
Elle n'est ni un costume, ni une reconstitution, ni un cercle : non un titre que l'on porte, mais un engagement que l'on tient — une manière, aujourd'hui, de vivre l'Évangile. Chevaliers et dames de toutes les confessions chrétiennes — catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants — y marchent ensemble, unis par le service par-delà leurs différences.
Vécu aujourd'hui
Une chevalerie ne se juge pas à ses titres, mais à ses œuvres. Celle de Saint-Lazare se vérifie sur le terrain, portée par des chevaliers engagés au plus près de ceux qui souffrent. L'hospitalité de la croix verte ne se raconte pas : elle se pratique.
Voir la personne avant la blessure, ne jamais l'écraser sous l'aide qu'on lui donne : cette exigence, née aux léproseries de Terre sainte, guide encore chacun de nos gestes.
Chaque année, aux côtés de la fondation Raoul Follereau, le Grand Prieuré participe aux Journées mondiales des malades de la lèpre — fidélité à notre vocation première.
Plusieurs milliers de paires de lunettes collectées puis acheminées vers le Mali et le Tchad, pour rendre la vue à ceux qui en étaient privés.
Deux véhicules de première urgence remis aux normes et convoyés : l'un vers l'Arménie, l'autre vers le Liban.
Maraudes et soupes populaires : la présence d'abord, l'écoute, un geste juste. L'hospitalité commence là où nous vivons.
Matériel médical redonné à Lourdes, matériel scolaire acheminé vers les chrétiens d'Orient, chambres d'étudiantes équipées au Bénin.
Collectes relayées avec des partenaires de confiance, pour que chaque don porte plus loin que la main qui le tend.
Neuf siècles
L'histoire de Saint-Lazare ne commence pas par une bataille, mais par un hôpital. Née au chevet des lépreux de Jérusalem, la croix verte a traversé les croisades, la Révolution et l'exil sans renoncer à sa vocation : servir le corps pour rejoindre l'âme. Cet héritage ne pèse pas sur le présent ; il lui donne son poids.
Voilà comment
La chevalerie de Saint-Lazare se vit au quotidien, en commanderie — une communauté locale où l'on prie, où l'on se forme, et d'où l'on part servir. Elle repose sur trois appuis inséparables.
Transmettre ce que l'on incarne. La Tradition n'est pas un musée : elle est une source vivante, une colonne intérieure. Nous marchons dans les pas de ceux qui ont servi et préparons la route de ceux qui serviront.
La chevalerie est une voie intérieure. Le combat du chevalier n'a pas d'ennemi extérieur : il affronte en lui-même l'orgueil, la peur, l'indifférence — pour devenir artisan de paix.
Servir le corps pour rejoindre l'âme. Des léproseries médiévales aux maraudes d'aujourd'hui, l'hospitalité est le visage visible de l'amour chevaleresque : elle n'humilie jamais, elle relève.
« Sois lumière là où d'autres s'éteignent. Sois force là où d'autres fléchissent. Sois paix là où le monde s'agite. »
Et vous ?
On ne devient pas chevalier par une décision soudaine, mais par une rencontre, puis par un chemin. Si ces pages ont éveillé en vous le désir de servir, venez en parler : une conversation n'engage à rien — et peut engager toute une vie. Le Grand Prieuré vous répondra personnellement.
Nous écrire